L’histoire des enfants trouvés

L’histoire des enfants trouvés à Tournai est relativement bien connue ; plusieurs historiens locaux se sont penchés sur elle.

Hoverlant (avocat et juge de paix tournaisien, connu pour l’énorme ouvrage qu’il a légué, intitulé « Essai chronologique pour servir à l’histoire de Tournai » de Jules César au XVIIIe siècle, en 114 volumes !) nous a laissé le souvenir notamment d’un arrêt du Parlement de Tournai, daté du 22 novembre 1683,

Plusieurs enfants trouvés à Tournai ont connu dans la suite une certaine célébrité : le sculpteur et homme de lettres Eugène EREBE et, sur le plan populaire, Alexis SARAGOSSE.

Ces enfants trouvés étaient confiés à des « pères et mères nourriciers » qui y voyaient surtout, l’occasion d’un gain supplémentaire.  Cette pratique était ancienne et prêtait, on le devine, à de nombreux abus.

Outre la ville même de Tournai, les localités qui accueillaient les enfants trouvés étaient principalement : Rumes, Taintignies, Vaulx et Esplechin.

(source : Les « enfants trouvés » à Tournai dans la première moitié du XIXe siècle, par A. MILET)

numérisation des registres a été effectué par gérard jeance au musée de folklore en 2006 pour geniwaltournaisis

Le tour des enfants trouvés

La création des tours

Sans titre

Le  » tour  » était un cylindre installé dans la muraille et qui pivotait sur un axe. Un côté au cylindre était ouvert. Une cloche extérieure, placée à côté, permettait, à qui y déposait un bébé, d’avertir la garde. Celle-ci, appelée la sœur tourière, manœuvrait alors le tour et récupérait l’enfant.

Les acteurs de notre histoire ont souvent eu des vies difficiles et, lorsque parmi nos aïeux, nous comptons des enfants trouvés, nous pouvons dire que nous descendons des quelques survivants de la misère.